De l’utilité de bien choisir son stage

images

Vous l’avez remarqué, j’ai quelque peu délaissé ce blog dernièrement. La raison est simple : je me sentais mal dans la première pâtisserie que j’avais choisi. Comme beaucoup, j’avais essayé de privilégier une belle maison, ayant « pignon sur rue ». Mais une fois sur place, j’ai déchanté. Au début, je me disais « sois patiente dans quelques jours, on va te confier des tâches plus intéressantes ». Mais cela n’arrivait pas. Etant arrivée en janvier, c’est-à-dire en pleine période de galettes des rois, l’activité en pâtisserie était limitée. Comme partout, les premières heures de la journée était consacrée à la « fournée », comprenez garnir et glacer la pâte à choux, assembler les tartelettes framboises, sortir les tartes citron, napper les tartes aux pommes, et préparer tout le « salé » (salades, tartines, sandwichs, etc). Et ensuite, je participais aux buns. Souvent en grande quantité. En très grande quantité. Malheureusement au fil des semaines, mes tâches n’ont guère évolué. Il a fallu attendre cinq semaines pour que l’on me confie la mission de faire une crème pâtissière et une recette de pâte à crêpes. J’avoue qu’il est difficile de garder sa motivation et son enthousiasme pour la pâtisserie dans ces conditions. Se lever à 5h du matin pour faire la plonge, le ménage et aller chercher les matières premières en réserve, ce n’est pas vraiment comme cela que j’envisageais mon stage. En discutant avec mes autres camarades, je me suis rendue compte de deux choses : mon cas n’était pas isolé, car d’autres élèves de notre promotion FC Pat de septembre ont rencontré les mêmes difficultés : stage nul, ennui & ambiance pourrie. Mais d’autres en revanche avaient l’opportunité de faire un vrai stage pratique. La chose était donc possible. Ces camarades chanceux faisaient de la pâte à choux, de la crème au beurre, etc. Pour ma part, j’ai intégré une boulangerie-pâtisserie de quartier. Mon maître de stage est le chef pâtissier et je travaille en direct avec lui. Il est très exigeant, mais il joue le jeu et me fait participer aux recettes. Il a tout de suite repéré mes faiblesses : le pochage de la pâte à choux en particulier. Pas fichu de faire des chouquettes régulières ! Cela fait trois fois qu’il m’en fait faire et elles sont souvent irrégulières ou avec des petites queues… Grrrrrr !!!!! J’ai l’impression d’être dans « Un jour sans fin », film culte où Bill Murray se réveille chaque matin en entendant l’animateur radio dire : « c’est le jour de la marmotte ! ». Peut être que si je balançais la plaque  en travers du labo, il n’y aurait pas de conséquence…

10 réflexions sur “De l’utilité de bien choisir son stage

  1. Allez du courage très chère!!!! \(^o^)/ Il faut tenter de maintenir le moral, surtout si près de la ligne d’arrivée… (^.^)b ( …la ligne d’arrivée de la 1ere étape du moins… XD )
    J’en profite pour vous remercier pour la passion et l’honnêteté avec laquelle vous tenez ce blog… Très bonne continuation!

    J'aime

  2. bonjour,
    j’ai découvert votre blog en me renseignant pour une formation de CAP pâtisserie chez Ferrandi. Je vous ai lu avec beaucoup d’attention et je trouve vos articles très intéressants et bien écrits (ce qui est assez rare sur le web). Je pense postuler pour janvier 2016 (je suis déjà « dans le métier » depuis 10 ans) mais en attendant, histoire de pratiquer un peu j’aimerai acheter un livre référent pour le CAP. Pouvez vous me dire quel ouvrage ils vous recommande d’acheter.

    Je vous souhaite bon courage pour la suite

    Barbara

    J'aime

    1. Bonjour
      Je n’ai pas vraiment de livre estampillé CAP à vous conseiller. Toutefois, j’utilise souvent pour ma part celui de Christophe Felder « patisserie ! ». Les recettes sont expliquées pas à pas avec beaucoup de photos.
      Bonne continuation.
      Katia

      J'aime

  3. Bonjour,

    En espérant pouvoir m’inscrire à la session de septembre 2016, je suis votre blog depuis la Suède et apprécie tous les détails que vous donnez sur la formation et votre stage. Je voudrais vous demander des conseils sur le choix du stage, les endroits qu’il faut absolument éviter, etc. Si vous auriez le temps de me répondre par mail (je comprends que vous êtes en pleine révision pour le cap donc ce n’est pas du tout pressé), cela m’aiderait à orienter ma recherche.

    Bien cordialement,
    Lisa

    J'aime

    1. Bonjour
      j’ai déjà abordé le thème des stages dans des précédents post. Je vous conseille plutôt une petite équipe où vous pourrez travailler en direct avec le chef. Les grandes maisons sont parfois d&cevantes car les stagiaires ont peu l’occasion de pratiquer vraiment. Ils font plus de ménage que de pâtisserie. Et il ne faut pas hésiter à discuter avec le chef pour savoir ce qu’il compte vous laisser faire. Pour mon premier stage je ne l’avais pas fait, j’ai regretté. Pour le deuxième, j’ai expliqué qu’il fallait absolument que je pratique car le stage dure finalement peu de temps. On a pas deux ans d’apprentissage devant nous comme les petits jeunes !
      Bien cordialement
      Katia
      Voilà, j’espère

      J'aime

  4. J’ai la meme experience avec vous sur un stage ou la practique ne correspond pas avec les taches reels que le chef donne aux stagiaires. Vous avez des exemples des experiences positifs ou les chefs laisse faire a Paris? Des etablissements ou ils s’interesse en te faire evoluer?

    J'aime

    1. Bonjour,
      Désolée pour ma réponse tardive. Pour répondre à votre question, j’ai personnellement eu l’exemple d’une pâtisserie à Courbevoie, où le chef m’a confié un vrai travail même s’il supervisé. Je participais à toutes ses préparations et il me laissait m’exercer. il a même organisé un mini examen où il m’a laissé en autonomie faire mon entremet et des croissants.
      Tout dépend de la personnalité du chef, s’il considère que vous êtes deux bras en plus pour faire la plonge ou s’il vous considère comme quelqu’un qui a besoin d’apprendre et de pratiquer. Je pense que la seule façon est d’aborder le sujet franchement lors de l’entretien. S’il ne veut pas vous confier de recette, mieux vaut laisser tomber et chercher ailleurs.
      Pour le reste, il n’y pas de règle, petite ou grande maison, tout dépend du chef, de sa disponibilité…

      J’espère avoir répondu à votre question.
      Bonne année et bon courage
      Katia

      J'aime

    2. Pour compléter ma réponse, je dirai que j’ai eu des bons échos de la pâtisserie de Christophe Adam L’éclair de génie, de même de celle de Sébastien Gaudart. C’est à peu près tout. Je vous conseille de vous rapprocher des professeurs que vous avez. Ils seront de bons conseils. En règle général, les grande maisons à grosse notoriété sont assez dures. Les petites pâtisseries de quartiers sont plus humaines, mais il faut quand même bien discuter avec le chef avant pour savoir quelle tache il voudra bien vous confier. Et si globalement au bout de quinze jour, vous n’avez pas fait une crème pâtissière toute seule, mieux vaut partir et chercher ailleurs.

      Bien cordialement
      Katia

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s