Lettre du Moulin

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La semaine dernière, nous avons fait une sortie de classe. Une classe blanche… comme la farine. Allergiques au gluten, passez votre chemin ! Cap sur Corbeille-Essonne en RER pour rallier les moulins Soufflets. N’imaginez pas un joli moulin en meulières perché sur une colline. Les moulins de Corbeille ressemblent plus à l’usine de Charlie et la chocolaterie. D’immenses bâtiments qui datent pour certains du 19 siècles, des camions chargés de blé ou de farine qui sillonnent les parkings, des conteneurs, des sacs énormes… Et des grains de blé qui jalonnent le sol, le paradis des souris.

La visite a été orchestrée par le directeur du site. Un meunier passionné par son métier, qui se délectait à nous raconter des anecdotes historiques sur les moulins de la région. Il nous a fait aussi comprendre la difficulté qu’il y a, à livrer une farine de qualité constante, en dépit des aléas climatiques. Cette année est par exemple atypique car les pluies de l’été ont gâché une grande partie de la récolte, en induisant une germination des grains. Et ça, c’est pas bon du tout. Chers boulangers, vous ne serez donc pas surpris de payer votre farine plus chère…

Les meuniers sont obligés de redoubler de vigilance pour livrer un blé de bonne qualité. Ils sont également amenés à corriger les farines en les mélangeant, un peu comme un vigneron assemble des cépages pour obtenir un bon vin.

Pour faire simple, le grain de blé est lavé, trié, écrabouillé, tamisé, réduit en farine, par d’innombrables machines. La farine chemine dans un labyrinthe de tuyaux, qui traversent l’usine de part en part. Le plus impressionnant reste la salle des planchisters, une salle où d’énormes conteneurs équipés de tamis et fixés sur des vérins, qui permettent de séparer par blutage les différents parties de la farine, notamment les semoules. Ces boîtes sont fixées à un châssis suspendu au plafond. Un moteur secoue l’ensemble de mouvements rotatifs plan. Ca fait un boucan du diable et voir ces grosses boites danser la gigue devant soi donne le mal de mer !

Une réflexion sur “Lettre du Moulin

  1. J’ai beaucoup apprecie votre blog en particulier votre article sur l’eleccion d’un bon stage. A Paris vous connaissez des bonnes maisons qui sont ouverts a te faire apprendre? Je n’ai pas trop de temps a Paris et meme si je sais c’est impossible de dire qu’en quelques mois je serai un expert au moins j’aurai profiter de pratiquer dans un lieu professionell avant retourner chez moi(a l’etranger). Merci

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