La rentrée

Le casier, comme à la piscine
Le casier, comme à la piscine

Jeudi 4 septembre, 14 h. J’ai mal dormi. Je me sens bizarre. Ai-je fais une grosse bêtise en m’inscrivant au CAP Pâtisserie de Ferrandi ? Au moment de franchir les portes de cette grande maison, je suis prise d’un doute. Je ressens une forte émotion. Une petite voix me chuchote, « ne t’inquiète pas, c’est normal… tu sors de ta zone de confort. Par définition, la sensation est… inconfortable ». Allez ! A l’attaque. Je grimpe les étages et arrive dans une salle où une quinzaine de personnes sont déjà installées. Ce sont mes camarades de promo ! Certains ont l’air bien jeunes, certains moins. Nous échangeons des sourires timides. Du regard, nous nous félicitons mutuellement d’avoir réussi à passer les différents barrages de la sélection. Mais nous écoutons religieusement la bonne parole de la chargée de formation. Il est question de programme, de discipline… « Tenue correcte exigée ! » On nous explique qu’il serait mal venue que les adultes ne montrent pas l’exemple en venant en short et en tong. Quel drôle d’idée avec l’été pourri que nous avons eu ! De toutes façons, nous aurions l’air ridicule à côté des petits jeunes du programme bachelors qui doivent par exemple porter le costume et des souliers vernis. Un gros chapitre est consacré au respect des horaires. Et là, on sent qu’il y a du vécu. Les pannes de réveils sont manifestement un mal des débutants. Evidemment quand on a l’habitude d’arriver au bureau vers 10h – et oui, dans la presse c’est courant – s’entendre annoncer que la journée va débuter à 7 h effraie un peu. Mentalement, on se dit « ok, ca veut dire que je règle le réveil à 5h30. Départ de la maison à 6. Avec 50 minutes de trajet de porte à porte, je suis large pour être en tenue à 7h15 devant le labo. » J’ai une curieuse sensation de picotement dans la nuque. Ça me rappelle les départs en présentation presse, où nous devions partir dès potron-minet pour attraper le premier vol pour Barcelone, Stuttgart ou Londres afin de suivre le lancement de tel ou tel véhicule.

Ce premier contact s’achève par un tour de table. Chacun se présente, raconte peu ou prou la même chose « j’aimais la pâtisserie depuis toujours, mais cela ne se faisait pas ! Mes parents préféraient que je choisisse un métier moins dur, plus rémunérateur. Quelque chose de sérieux, en costume cravate, à la banque par exemple ». Chez mes camarades, j’ai ressenti l’envie de se consacrer enfin à un métier qui les rend plus heureux, plus créatif. Un métier qui procure du plaisir à soi et aux autres. Nous partageons tous cette envie.

 

Une réflexion sur “La rentrée

  1. Bonjour, je me permets de vous laisser un message : étudiante en école de commerce (j’ai terminé dans 1 an), je suis passionnée de pâtisserie et envisage de suivre un cap post bac soit chez Ferrandi ou au CEPROC. J’aimerais avoir vos retours, savoir si la réalité du métier est telle que vous l’envisagiez. Par ailleurs, aviez vous effectué un stage dans une pâtisserie auparavant ? Merci beaucoup, vos conseils sont précieux

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